Elisabeth  Lombard

Calame de bambou, craies, pastels, spatule, plume et fusain mouillé ; avec ces outils rudimentaires la toile est traitée nue dans le frais de sa détrempe.

L’imaginaire de l’artiste se nourrit de mythes, contes et récits de vie et d’une iconographie multiple : de Chagall à Klimt, des tapisseries coptes aux étoffes d’Afrique et d’Asie.

« Face à face avec la toile rapprochée à l’extrême, je me défais, pendant son élaboration, des exigences de la composition qui s’évalue à distance, rassure mon enfant intérieur et me laisse traverser par l’intuition et la palette des humeurs. Ce que je vois du monde ? Jeux, rituels, itinérances, ruses et stratégies ».